Ce n’est pas sur le territoire de Laterrière que le bioparc verra le jour. Après pas moins de trois heures de délibération, les élus ont voté à 11 contre 4 contre le projet de bioparc à Laterrière.

Bien que la séance ait commencé plus calmement que la précédente, du 7 septembre, les citoyens de Laterrière n’ont pas ménagé leurs efforts pour se faire entendre, défilant au micro les uns après les autres. Pour l’occasion, la mairesse, Josée Néron, avait de son côté invité le directeur de Promotion Saguenay, Patrick Bérubé, le directeur du Centre de traitement biomasse de Montérégie, Benoît Paré, une urbaniste à l’aménagement du territoire, Marie-Christine Tremblay, et Jade Rousseau, directrice du service de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Tous ont fait face aux citoyens qui ont déploré ne « pas être écoutés » et ont insisté sur l’absence totale d’acceptabilité sociale. Annie Truchon, la porte-parole des résidents, a aussi rappelé qu’une mise en demeure avait été envoyée et que le groupe était prêt à faire appel à la justice pour se faire entendre.
Le conseiller municipal Michel Potvin avait proposé de différer ce dossier qui selon lui « est allé trop vite », mais devant l’adhésion qu’a rencontré sa proposition, il a finalement choisi de retirer son différé pour voter contre les deux propositions originelles. Onze conseillers se sont opposés au projet de bioparc dans le secteur de Laterrière, mettant un terme à une saga qui aura duré plusieurs mois. Seuls quatre conseillers ont appuyé les propositions, soit les deux conseillers de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) ainsi que Jean-Marc Crevier, de Jonquière, et Raynald Simard, de La Baie.
À l’issue du vote, les Laterrois se sont enlacés et ont quitté la salle, remerciant les élus qui les avaient entendus. Mélanie Coulombe, une résidente émue aux larmes, s’est dit « extrêmement soulagée ». « J’ai tout donné ce soir », a-t-elle ajouté.
Une chose est sûre, le projet ne sera pas totalement abandonné, seulement envisagé à une autre place. « Sur des bases environnementales c’est très bien, je ne veux pas qu’on y renonce », a tenu à préciser le conseiller municipal Simon-Olivier Côté avant le vote. Sur ce point, il a été appuyé par d’autres membres du conseil.
